CMA CGM poursuit son engagement en faveur de la restauration des forêts incendiées

En cet été caniculaire, plus de 60 000 ha de forêts ont été détruits par le feu, soit 6 fois plus que la moyenne des 15 dernières années. La nouveauté en 2022 est que ces feux ne concernent plus seulement les régions du sud, mais la France toute entière. Dans un contexte de changement climatique, cette situation exceptionnelle risque malheureusement de s’aggraver dans les années à venir. Les événements de l’été ont conduit CMA CGM à poursuivre l’engagement initié en 2021 en faveur de la restauration des forêts incendiées et la prévention de ces évènements dévastateurs.
9/20/22

Une convention triennale ambitieuse a été signée le 07 septembre 2022 avec le Fonds ONF-Agir pour la forêt, qui va permettre d’engager rapidement des actions de restauration des forêts dévastées, mais également d’aller plus loin : sensibilisation et éducation à l’environnement, lutte et prévention, recherche de solutions innovantes et amélioration de la connaissance sur les feux de forêt sont des axes forts de ce programme.

Le retour d’expérience du Massif des Maures

En août 2021, le massif des Maures (Var), était meurtri par un incendie d’une intensité exceptionnelle, qui a détruit près de 7 000 hectares de peuplements forestiers de chênes et pins méditerranéens. 80 % de la Réserve naturelle nationale de la plaine des Maures, qui abrite une des dernières populations de tortues d’Hermann, espèce protégée au niveau national a également subi les assauts des flammes.

Face à des dégâts de cette ampleur, l’urgence est d’agir vite, afin de sécuriser les habitations et infrastructures et limiter les risques naturels dont l'aléa est augmenté par la mise à nu et la fragilisation des sols (risque de coulée de boue ou de ruissellement localisé, risque d’inondation torrentielle, de chute de blocs, de chute d’arbres, etc.), tout en prenant en compte la préservation des milieux et les enjeux de biodiversité.

Dès le mois de septembre 2021, CMA CGM avait accordé un don de 1 million d’euros pour la restauration de ce territoire d’exception. Ce don conséquent accordé sur-le-champ au Fonds ONF-Agir pour la forêt, dans le cadre du partenariat établi avec le dispositif "fonds RESPIR" porté par la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, a été déterminant pour engager très vite les différentes étapes de la restauration avec les différents acteurs du territoire (Syndicat Mixte des Maures, collectivités, ONF, ASL de la Suberaie varoise) :

  • Une étude de diagnostic post-incendie, réalisée par les services de l'ONF et du CNPF, sous maîtrise d’ouvrage du Syndicat mixte du massif des Maures a permis de prioriser les zones d’intervention et les travaux les plus urgents de mise en sécurité dès l’automne. Une deuxième phase en cours vise à définir le programme des actions de reconstitution sur plusieurs années.
  • Les travaux d’urgence ont concerné 8 communes durant l’hiver et sont terminés : abattage de bois brûlés dangereux le long des pistes, routes et zones d’accueil en forêt, réaménagement de chemins d’accès, curages de fossé, travaux hydrauliques, et mise en place de fascines pour limiter l’érosion des sols.
  • Les travaux de restauration se poursuivent, avec une exploitation ciblée des arbres brûlés, conciliant des objectifs paysagers et écologiques et des actions de génie écologique destinées à préserver les sols. L’ensemble de ces travaux sont réalisés dans le respect de consignes très strictes pour la sauvegarde de la Tortue d’Hermann : repérage des individus avant intervention avec l’aide d’un maître-chien, sauvetage en présence d’un expert naturaliste.

La restauration complète du Massif prendra du temps. S’en suivront des actions d’accompagnement de la régénération naturelle et éventuellement des plantations localisées. Des actions spécifiques permettront également de recréer ou d’améliorer des habitats naturels adaptés à la Tortue d’Hermann, afin que leur population se maintienne, voire s’accroisse, au cœur du massif des Maures.

Carte de localisation des travaux post-incendie

Le programme d’actions sur les sites dévastés

Débardage des bois en bord de voirie - ©ONF

En 2022, le don de CMA CGM permettra d’abord d’engager rapidement les premières étapes de la restauration des forêts incendiées, selon le modèle validé sur le massif des Maures, à savoir les études de diagnostic post-incendies et les interventions d’urgence de mise en sécurité, enfin la restauration proprement dite.

Ces actions concerneront les forêts touchées en région PACA (forêt de la Montagnette et de Rougon notamment), celles de Nouvelle Aquitaine (forêt de la Teste de Buch, de Lagnereau et de Hostens,…), voire des forêts publiques d’autres régions.

Dans les forêts du Sud-ouest, majoritairement composées de pin maritime, l’urgence à enlever les bois brûlés s’est également imposée en raison du risque d’attaques de scolytes, insectes qui se développent sur les arbres fragilisés et peuvent contaminer rapidement les peuplements voisins.

A l’instar de la Tortue d’Hermann sur le massif des Maures, les forêts du littoral aquitain abritent des espèces rares très particulières et emblématiques des écosystèmes dunaires au sens large :  lézard ocelé, pélobate cultripède, un crapaud ou encore la Grande noctule, la plus grande chauve-souris d’Europe.

Enfin, ces forêts du littoral participent à la stabilité du système dunaire et à la prévention de l’érosion du trait de côte. Cette particularité sera à prendre en compte dans la définition des itinéraires de reconstitution.

Un soutien pour aller plus loin...

Le 13 juillet 2022 en forêt domaniale de la Teste-de-Buch, incendie sur la piste 214 - ©ONF

Ce soutien de CMA-CGM permettra aussi d’aller plus loin et de dépasser les actions curatives, en soutenant :

  • des moyens et matériels de surveillance et d’intervention sur feux naissants dans des secteurs à risques qui en manquent, afin de limiter les départs et de contenir les feux le plus tôt possible ;

  • des actions de sensibilisation et d’information des scolaires et du grand public, fondamentales en matière de prévention, puisque 9 feux sur 10 sont d’origine humaine ;

  • des études et expérimentations nécessaires à l’amélioration de la connaissance sur la prévention du risque incendie et à l’appropriation du risque incendie et des bonnes pratiques de prévention et de lutte dans les régions qui y sont peu préparées aujourd’hui.  L’innovation sera également au cœur de ces actions, par la mobilisation des nouvelles technologies d’imagerie et de cartographie.

Le Fonds ONF-Agir pour la forêt remercie sincèrement CMA CGM pour son soutien et son engagement dans la durée.