Lutter contre le figuier de Barbarie pour préserver la biodiversité
Le figuier de Barbarie, une espèce exotique qui menace la flore locale
Située au sommet du Mont Saint-Clair, au cœur de la ville, la forêt domaniale de Sète constitue un espace naturel emblématique, à la fois lieu de promenade et de sensibilisation environnementale. Le site des Pierres blanches accueille chaque jour de nombreux visiteurs, en particulier pendant les vacances scolaires. La Ville de Sète et l’ONF collaborent depuis plusieurs années pour améliorer la sécurité et le confort des usagers, tout en valorisant la biodiversité par des outils pédagogiques tels qu’une application mobile qui permet d’en savoir plus sur l’histoire et la biodiversité locales, en se promenant.
Cette forêt est aujourd’hui menacée par la prolifération du figuier de Barbarie, espèce originaire du Mexique, désormais classée comme espèce exotique envahissante. Introduite à des fins ornementales, elle colonise désormais les zones ouvertes et semi-ouvertes, comme les prairies, et concurrence la flore locale, dont des espèces rares et protégées, appauvrissant les paysages et les écosystèmes.
Le figuier de Barbarie entre en concurrence avec les autres espèces végétales, notamment sur des espaces très ouverts, des milieux rocheux où les espèces locales ont un recouvrement au sol très faible. Tout le cortège de la faune associé à ces habitats est impacté : les insectes inféodés à ces plantes herbacées, les reptiles, dont c’est le territoire de chasse, par exemple.
Agir pour préserver la biodiversité du site des Pierres blanches
Afin de préserver la biodiversité des garrigues méditerranéennes et de maintenir la richesse écologique du site, un projet a été mis en œuvre par l’ONF, avec le soutien de la Fondation TotalEnergies, dans le cadre du mécénat environnemental. Ainsi, en 2025, des travaux ont été engagés sur neuf hectares, en partenariat avec une entreprise d’insertion locale. Il s’agit de travaux longs et coûteux qui impliquent une intervention manuelle sur un milieu accidenté : en effet, chaque raquette doit être coupée, déracinée et emportée. Le chantier a généré une tonne et demie de déchets végétaux, évacués en déchetterie spécialisée ; une petite partie de ces déchets a été récupérée par le CNRS de Montpellier à des fins expérimentales de valorisation en industrie pharmaceutique.
De plus, le projet a permis une actualisation de l’application mobile qui contribue à la sensibilisation des visiteurs : de nouveaux contenus pédagogiques ont été intégrés pour expliquer la problématique des espèces exotiques envahissantes et les actions concrètes engagées pour restaurer l’équilibre écologique de la forêt.
©Charlotte BAILLET / Altitude Sunly
©Charlotte BAILLET / Altitude Sunly
©Charlotte BAILLET / Altitude Sunly
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